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Presentation

des voeux à la maison du PDCI-RDA le mardi 22janvier 2008: Texte

integral de l’allocution du President Henri Konan Bedié Source: Communication du President du PDCI-RDA – Monsieur

le Secrétaire général du PDCI-RDA, Vénérables membres du Conseil

politique, Honorables membres du Bureau politique, Distingués membres du

Grand Conseil Mesdames et Messieurs les responsables de nos Structures

Spécialisées des Femmes et des Jeunes Vaillants secrétaires généraux des

sections du Parti, Chers compagnons Je

suis très sensible aux voeux de bonne année que le porte-parole du

Secrétariat général, des femmes et des jeunes viennent d’adresser à

Madame Henriette BEDIE et à moi-même, à l’occasion de la nouvelle année

qui a commencé, il y a quelques jours. C’est

une bonne et vieille tradition qui veut qu’à l’occasion du nouvel an,

des voeux soient échangés entre membres de la même famille, entre amis,

entre collègues de travail. L’occasion est alors donnée de jeter un

regard rétrospectif sur les principaux faits qui se sont déroulés au

cours de l’année écoulée, en déplorant ce qui ne s’est pas déroulé selon

nos souhaits, et en se réjouissant de ce qui a pu se produire de bon. A

partir de cet examen, il convient alors de dégagerLes souhaits et les grandes orientations pour l’année à venir.Si

nous jetons un regard en arrière sur l’année qui vient de s’écouler,

force est de constater que les fleurs du début de l’année n’ont pas

donné les fruits que nous, au PDCI-RDA, en attendions. A la vérité, 2007

a été une année de grande déception, au niveau interne et surtout au

niveau politique. D’abord, nous devons déplorer le fait que le destin a

été cruel pour notre parti et ses militants. En plus de la situation

préoccupante du pays, nous avons éprouvé, en tant que militants, la

perte de nombreuses figures marquantes de notre organisation. Je veux

rappeler le départ pour l’au-delà, de OFFOUMOU YAPO d’Agboville, ADOU

MENAN Basile d’Adjamé, USHER ASSOUAN Arsène de Grand-Lahou, ASSOUA YA

Jacob, de Kouassi-Kouassikro, Hadja FATOUMATA COULIBALY, veuve de feu El

HADJ MAMADOU COULIBALY, KOFFI BILE Bemard d’Agnibilekrou, le Doyen

KOBLAN HUBERSON de Bouna, DOUDOU PlOT Eugène de Guiglo, le Professeur

ANOMA Glawdys, et tant d’autres qui étaient chers à nos coeurs En m’inclinant respectueusement devant la mémoire de

tous ceux et toutes celles qui sont tombés, je vous demande à chacun, de

prier pour le repos des âmes de ces illustres disparus. Implorons le

Tout-puissant et demandons lui de jeter un regard compatissant sur la

Côte d’Ivoire et sur ses enfants qui sont si lourdement éprouvés depuis

huit longues années. Au niveau politique, je l’ai dit dans mon message de

nouvel an aux Ivoiriens, 2007 n’a pas permis à la Côte d’Ivoire de

sortir du pétrin dans lequel elle se trouve, malgré l’accord politique

de OUAGADOUGOU. Alors que les élections étaient prévues au bout de dix

mois, nous nous retrouvons en 2008, sans une avancée notable dans ce qui

devait être entrepris pour permettre d’aller à des élections afin de

donner à la Côte d’Ivoire des dirigeants légitimes et crédibles. Pendant ce temps, les refondateurs se complaisent dans

le racket, dans les assassinats, le pillage des ressources du pays,

tout en laissant sur les carreaux la majorité des Ivoiriens qui

éprouvent toutes les difficultés pour joindre les deux bouts. Le chômage

a atteint des proportions incroyables, l’agriculture disparaît au fur

et à mesure, l’école n’est plus ce qu’elle était, quand les hôpitaux

sont devenus des mouroirs et que l’unité nationale disparaît sous la

pression de ceux-là mêmes qui devaient l’entourer de tous les soins Devant ce naufrage national, le PDCI-RDA est plus

qu’inquiet. Que devient l’Ivoirien? Où va-t-il? Telles sont les

questions que nous nous posons chaque jour. Il nous apparaît donc nécessaire de lancer un appel

pressant non seulement aux militants de notre formation politique, mais

également à tous les Ivoiriens, pour leur demander de prendre, ensemble,

notre destin en main. Nous devons nous armer de courage et dénoncer

avec la dernière énergie, tous les méfaits dont se sont rendus coupables

les refondateurs et refuser que l’année 2008 s’écoule sans que les

élections générales soient organisées. La roublardise n’a que trop duré A

cet effet, nous, militants du PDCI-RDA, devons redoubler d’effort et de

vigilance. Nous devons resserrer nos rangs car l’union fait la force.

Seuls, vous ne pouvez rien. Devant un procès inique et irrecevable, nous

devons nous dresser par tous les moyens. Préparons-nous pour ces échéances qui de toutes les

manières arriveront et soyons convaincus que c’est par nous, par notre

formation politique qui a été à la base de sa mise sur orbite, que notre

pays retrouvera sa place, celle qu’il n’aurait jamais dû quitter, dans

le concert des nations. Assurons-nous que nous disposons de nos documents,

vérifions que nous figurons bien sur les listes électorales et faisons

en sorte que pendant ces mois qui nous séparent de la date qui sera

fixée, chaque journée que Dieu nous donne de vivre, sera utilisée pour

prendre toutes les dispositions nécessaires pour gagner ces élections

qui sont essentielles pour notre survie, en tant que formation politique

et en tant que pays! Bonne et heureuse année à toutes et à tous et que Dieu, le TOUT PUISSANT, protège la Côte d’Ivoire! Henri KONAN BEDIE Président du PDCI-RDA VOEUX 2008 A LA NATION DU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, PRESIDENT DU PDCI RDA

Chers

compatriotes, Dans quelques heures seulement, les lampions de l’année

2007 vont s’éteindre pour donner naissance à une année nouvelle, 2008.

Il est indiqué de faire un arrêt ce jour-là pour se rappeler au bon

souvenir de tous ceux que l’on aime et leur adresser des vœux de bonne

santé et surtout pour que l’année nouvelle soit meilleure à celle qui

vient de s’écouler. Mais les vœux exprimés, s’ils ne doivent pas être

une simple formalité, doivent nous rappeler les événements du passé

récent.

Or, 2007 a été, comme celles qui l’ont

précédée, une autre année de déception, même si quelques espoirs ont pu

naître du côté politique avec les accords de Ouagadougou. A la vérité, les Ivoiriens sont

partagés entre la déception et l’espérance. Aujourd’hui, notre pays est

menacé par la pauvreté la plus criarde, la maladie, la violence et 1

“insécurité- L’Ivoirien, de l’aveu même de ceux qui

nous dirigent, ne peut plus manger à sa faim et ceux qui peuvent faire

trois repas par jour se comptent sur le bout des doigts. La Banque

Mondiale elle-même a estimé que l’Ivoirien moyen dispose de moins de 500

francs pour sa ration quotidienne. Notre agriculture qui, hier était

florissante et constituait un modèle pour la sous- région, est devenue,

aujourd’hui, l’ombre d’elle-même. L’oisiveté et le découragement ont dès

lors gagné nos jeunes dans les villages et les campements et, alors que

le PDCI-RDA, avait mis en place une véritable politique d’installation

des jeunes, l’exode rural qui était en train d’être résorbé, a repris de

plus belle. L’école n’existe plus que de nom avec

des classes surchargées, des enseignants affamés et troublés, quand on

sait que depuis le début de l’année scolaire, les cours n’ont pas encore

commencé dans certaines localités. C’est dire que la Refondation

prépare des générations perdues ! Tous les secteurs sont touchés par la

mauvaise gestion qui se manifeste par une corruption galopante et une

incompétence notoire dans l’administration.

La Côte d’Ivoire doit se relever, nous

devons tous réagir avant qu’il ne soit trop tard. Nous n’avons pas le

droit d’assister, en spectateurs impuissants, au sacrifice de nos

enfants, de nos jeunes et de nos femmes sur l’autel de la démagogie. La solution aux problèmes de notre

pays, réside essentiellement dans l’organisation, sous les auspices et

la supervision de l’Organisation des Nations Unies, d’élections libres,

justes et transparentes. Seules en effet ces élections peuvent sauver

notre pays du chaos. Elles seules donneront au pays, des dirigeants

crédibles et surtout légitimes et permettront à la Côte d’Ivoire de

redorer son blason pour revenir dans le concert des nations. Pour sa part, le PDCI-RDA est prêt et

je voudrais rappeler aux militants et sympathisants de notre formation

politique, les différentes tournées déjà entreprises et qui se

poursuivront dans les mois à venir. Je leur renouvelle mes remerciements

pour la mobilisation constatée et félicite surtout les délégués des

circonscriptions visitées en leur rappelant que cette mobilisation doit

être soutenue par un travail de fourmi à la base, nous préparant ainsi

pour les consultations électorales qui constituent notre préoccupation

première. Préparons nous pour aller voter et

choisir nos responsables, en nous assurant au préalable que nous

disposons de nos documents électoraux et de notre inscription effective

sur les listes électorales. Vous devez vous apprêter à prendre une

part active dans ces consultations pour permettre à notre parti, le

PDCI-RDA de sortir la Côte d’Ivoire du marasme, de l’anonymat et du

gouffre dans lequel elle est plongée à la suite de prés de huit années

de gestion scabreuse et scandaleuse. A tous et à tous, je souhaite la santé et la paix, la paix des cœurs et des esprits. Bonne et heureuse année à tous et chacun !

DAOUKRO 31 décembre 2007

HENRI KONAN BEDIE Président du PDCI-RDA

Audiences Foraines: L’appel du Président Bédié aux militants, sympathisants, femmes et jeunes du PDCI

En

application de l’accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars 2007

par les parties belligérantes, le gouvernement ivoirien a décidé de

relancer les audiences foraines sur l’ensemble du territoire national.

L’on se souvient que les premières tentatives ont échoué par la faute du

Front Populaire Ivoirien (FPI) qui a usé de violences faisant des morts

et des blessés. Fort de ces expériences malheureuses, le gouvernement

doit impérativement prendre toutes les mesures de sécurité

indispensables à la réussite de l’opération. Le

PDCI-RDA, attaché à la paix, à la tenue d’élections transparentes,

justes et ouvertes à tous, apporte son soutien à la reprise des

audiences foraines qui doivent permettre à tous les citoyens ” sans

papiers ” de disposer de jugements supplétifs d’acte de naissance,

ouvrant ainsi la voie de leur participation aux prochaines élections. C’est

le sens de mon Appel aux militants et sympathisants, aux femmes et aux

jeunes, à tous les Ivoiriens qui n’ont aucun papier afin qu’ils se

présentent massivement, sans crainte, aux audiences foraines pour se

faire établir un jugement supplétif d’acte de naissance. J’engage

tous les membres des instances du PDCI-RDA, de même que les

responsables locaux (Délégués, Secrétaires Généraux de Sections,

Présidents de Comité de Base), les responsables nationaux et locaux de

l’UFPDCI et de la JPDCI, les mouvements de soutien au Parti, à prendre

toutes les dispositions utiles afin d’informer, de sensibiliser,

d’encadrer et d’aider les nombreux militants et sympathisants de notre

parti concernés par les audiences foraines. Nous

devons nous convaincre que la victoire finale se prépare à chaque étape

du processus électoral qui commence par les audiences foraines. La mobilisation, la vigilance et l’implication de tous sont donc un impératif. Vive le PDCI-RDA Vive la Côte d’Ivoire Aimé Henri Konan BEDIÉ Président du PDCI-RDA

ADRESSE DU PRESIDENT DU PDCI – RDA AU BUREAU POLITIQUE DU 28 JUIN 2007

Chers Frères et Sœurs, Sous

ma présidence, le 19 mai dernier, s’est tenu à Daoukro, au Palais des

Congrès de l’hôtel de la Paix, un conclave de notre grand parti pour

entendre et discuter la synthèse des rapports de missions du Bureau

Politique. Vous vous souvenez que ces discussions, au demeurant fort

enrichissantes, avaient dû être interrompues en raison de l’heure

avancée, le temps imparti n’ayant pas suffi pour épuiser le sujet. En suspendant nos travaux de Daoukro, nous nous étions promis de nous

retrouver, ici même, à Abidjan pour poursuivre nos discussions. Je me félicite que ces travaux aient pu être poursuivis et

achevés à Abidjan sous la direction du Secrétaire Général Alphonse

Djédjé Mady. Je suis donc heureux de vous retrouver dans le cadre du Bureau Politique qui vient d’adopter les conclusions de ces travaux. Tout en me réjouissant de ces conclusions, permettez-moi de féliciter

tous les chefs de missions et leur équipe qui ont su porter le message

du parti à la base, recueillir auprès de nos militantes et militants

leurs avis pertinents et faire l’état des lieux en vue du renforcement

de la cohésion de notre grand parti. Je voudrais cependant rappeler, encore une fois, l’objet des missions du

Bureau Politique qui visaient exclusivement à faire le point de la

situation à la base en vue de l’évaluation, sans faux-fuyants, de nos

forces et de nos faiblesses, après tous les traumatismes subis par notre

parti depuis le méprisable coup d’Etat militaire du 24 décembre 1999.

Il ne s’agissait nullement, comme l’ont pu penser certains, de procéder à

la distribution de satisfecits aux délégués départementaux ou communaux

encore moins de les blâmer, mais de relever les insuffisances parfois

bien compréhensibles à corriger ensemble en vue des batailles

électorales prochaines. Le document final qui synthétise les rapports de missions m’apparaît

comme une fidèle transcription des constats faits sur le terrain et

traduit une objectivité sans complaisance que je voudrais relever et

saluer. Sans minimiser les efforts des uns et des autres, dans

l’adversité qui est la nôtre, à quoi nous serviraient les flatteries et

l’autosatisfaction ? Notre tradition démocratique fondée sur le dialogue

franc nous impose un devoir de vérité envers nous-mêmes si nous voulons

surmonter nos difficultés, apporter les correctifs nécessaires pour

aller de l’avant. Du reste, la conjoncture politique actuelle nous le

commande. C’est pourquoi je considère que ce document que nous venons

d’adopter avec responsabilité est une bonne base pour servir au bon

fonctionnement de nos structures. Dès lors, j’invite chacun de vous,

responsables à divers niveaux de notre parti à se l’approprier, à

l’expliquer afin que nos militantes et nos militants de base s’en

imprègnent et en tirent le plus grand profit pour la bonne marche de

notre organisation. Que les critiques relevées ne découragent pas. Car par delà les

faiblesses soulignées çà et là, ce qui compte, ce sont nos atouts et les

forces du PDCI-RDA. Ces atouts sont nombreux. Citons entre autre, notre

cohésion, notre organisation, notre implantation nationale et notre

base sociale comprenant la grande majorité des Ivoiriens, de nombreux

jeunes et femmes déterminés. Que dire de notre cohésion ? La force du PDCI-RDA demeure son unité et

sa capacité à se rassembler dans l’adversité. Notre parti a démontré

toute sa vitalité et sa santé politique en résistant avec succès aux

multiples assauts et tentatives d’inféodation, d’intimidation, d’achats

de conscience, de débauchage et de déstabilisation pour l’atteindre dans

son unité et sa cohésion. Nous devons persévérer dans cette voie pour

consolider notre cohésion déjà forte et constamment réaffirmée. S’agissant de notre organisation, le PDCI-RDA a, de tout temps, su

adapter ses structures pour relever les défis auxquels il est confronté à

chaque étape de l’évolution de la société ivoirienne. C’est ainsi que

pour répondre aux exigences de la démocratie interne, le PDCI-RDA a mis

en place les délégations départementales et communales pour

décentraliser les responsabilités, démultiplier les sections en vue d’un

encadrement de proximité et une approche participative de la prise de

décisions. Au plan de son implantation nationale, notre parti, avec 109 délégations

départementales et communales, 2 751 sections, 22 910 comités de base

sans oublier la multitude des sous-comités de nos organisations

spécialisées, s’affiche comme le plus grand parti de la Côte d’Ivoire

dont il couvre l’ensemble du territoire. Par sa base sociale, émanant de toutes les couches de la nation

ivoirienne, le PDCI-RDA peut s’honorer de n’être ni un parti sectaire,

ni un parti régionaliste encore moins un parti tribaliste. Cette force

doit être le socle sur lequel nous devons bâtir nos différentes

stratégies en vue de la conquête très prochaine du pouvoir d’Etat. A ce stade de mon propos, nous devrions nous convaincre que le temps de

la réalisation de nos ambitions n’est pas loin. Il ne peut en être

autrement quand on sait que la caractéristique essentielle de nos

adversaires, c’est l’incompétence notoire, la mauvaise gouvernance, la

gestion partisane de la crise et des affaires de l’Etat, marquée par la

gabegie, la concussion, le détournement frénétique de deniers publics,

la ruine de notre économie, la désorganisation de l’administration

publique et de la société, la dégradation avancée de nos institutions de

recherche scientifique, l’assassinat de l’intelligence et la mutilation

morale de notre jeunesse scolaire et universitaire, le tout aggravé par

le scandale des déchets toxiques et la pauvreté généralisée. Ainsi donc et à la faveur de ces missions, je relève, pour ma part, des

indices qui me confortent sur la réalité de l’implantation de notre

parti et de ses chances de succès. Le PDCI-RDA, en dépit des

vicissitudes sans nombres et des contrecoups de l’histoire, demeure,

sans forfanterie aucune, la première formation politique du pays par son

expérience, la qualité de ses hommes, son assise et son implantation

nationales. Le second enseignement concerne la fidélité de nos militants de base à

nos idéaux politiques. Ceux-ci n’ont jamais vacillé malgré le chant des

sirènes de nos adversaires et particulièrement du FPI, les calomnies

éhontées et les tentatives intempestives de débauchages par l’achat des

consciences. Et les mises en scène burlesques de

transhumances fictives et surfaites à dessein sont restées de vaines

opérations d’intoxication et de désinformation. Dans leur immense

majorité, nos militants sont demeurés convaincus de l’injustice qui a vu

notre parti écarté du pouvoir par les armes et ont établi déjà et de

manière irréversible le bilan chaotique et peu glorieux de la gestion du

FPI au cours de ces sept dernières années. Chers Frères et Sœurs, La

flamme du PDCI-RDA n’aurait jamais pu être sur le terrain ce qu’elle

est aujourd’hui sans les actions courageuses, l’engagement politique

désintéressé de nos délégués départementaux et communaux aidés de nos

vaillants secrétaires généraux de sections et de nos intrépides

présidents de comités qui, au prix de grands sacrifices, ont tenu le

flambeau du parti dans un contexte ingrat et instable. En votre nom à

tous et au mien propre, je voudrais leur rendre un vibrant hommage et

leur exprimer mes sincères remerciements pour le travail accompli. Leur

tâche doit être poursuivie car elle n’est pas achevée. A cet hommage appuyé, j’associe nos honorables élus, députés, maires,

présidents de Conseils Généraux, qui donnent force institutionnelle à

notre parti. Je salue la disponibilité dont vous faites preuve en toute

occasion. Votre raison d’être, c’est la symbiose avec les responsables

et les militants de base, vos premiers mandants. Votre loyauté et votre

fidélité doivent être sans nuance pour servir d’exemple sur le terrain

où vous avez figure d’emblème du PDCI-RDA. Je ne saurais oublier les organisations de la société civile dont le

rôle dans la sphère politique mesure la qualité de la gouvernance.

Ensemble, tout est possible pour mettre fin à la désespérance que le FPI

veut nous imposer comme horizon ultime. Il nous faut rapidement mettre en perspective les échéances électorales

annoncées pour 2008. Quoique l’on dise de ces échéances maintes fois

reportées pour tromper notre vigilance et nous amener à baisser la

garde, elles finiront par avoir lieu. Car le maintien à la tête de nos

institutions de personnes sans légitimité n’épargne pas la nation

entière d’une honte devenue insupportable pour tous. Il convient de nous

préparer sérieusement aux élections avec foi, discipline et

détermination. La plate-forme du RHDP à laquelle le PDCI-RDA adhère dispose clairement

que chaque parti signataire présente au premier tour son candidat à

l’élection présidentielle et soutienne, au second tour, le candidat le

mieux placé. Notre volonté de faire échec à toute velléité de hold-up

électoral commande, au sein de l’alliance, de s’en tenir à cet

engagement. Les audiences foraines sont envisagées à brève échéance. C’est donc le

lieu de rappeler notre inflexible détermination de voir chaque

Ivoirienne, chaque Ivoirien, disposer de documents légaux attestant de

sa citoyenneté afin de lui permettre d’exercer ses droits civiques et de

se donner les gouvernants de son choix. Il incombe à chaque délégué départemental ou communal, auquel il faut

associer les élus, les femmes et les jeunes, de veiller à ce que cet

objectif soit atteint dans la transparence, la justice et la sécurité.

La mobilisation totale de nos énergies pour un encadrement systématique,

méthodique et rigoureux de nos militants en ville et surtout dans les

campagnes doit être la règle d’or en la matière. Dans toute la mesure du possible, il faudra éviter que le FPI, dans sa

veine tentative de demeurer au pouvoir sans élections, ne réédite les

actes de violence et de barbarie dont il est devenu coutumier et

auxquels nous avons assisté lors des audiences foraines, à Abidjan,

Yamoussoukro, Toumodi, Grand Bassam, Divo, Bongouanou et j’en passe. Dans l’ensemble des opérations visant les élections prochaines, il me

tient à cœur de m’adresser particulièrement aux cadres. Leur unité doit

être exemplaire parce que si la base du PDCI-RDA témoigne d’une grande

homogénéité dans ses convictions, on ne saurait en dire autant de tous

nos cadres sur le terrain. Les querelles de personnes, les suspicions,

les procès d’intention, les ambitions mal maîtrisées, dans ce contexte

instable, aggravent nos incertitudes et nuisent à notre cohésion quand

elles ne désemparent pas nos braves militants sur le terrain. Je voudrais donc redire à tous que le PDCI-RDA est le parti des

compromis. Et, qu’en toute chose, il faut viser et atteindre par le

dialogue et la concertation, le compromis qui rassure, rassemble et qui

ne divise pas. Le PDCI-RDA n’est pas le parti des compromissions où se

perdent les âmes au bénéfice de subsides sordides. Sur ce registre, et au risque de me répéter, je voudrais réitérer les

termes de mon adresse de Daoukro : « La condition sine qua non pour

aller aux élections implique le resserrement de nos rangs. Cette

cohésion nécessaire est à mes yeux, malheureusement encore, trop

mise à mal dans nombre de nos Délégations Départementales et Communales

du fait des querelles de leadership, des conflits d’autorité et

d’ambition. J’invite tous les responsables que vous êtes, à la

maîtrise de ces ambitions légitimes dont la satisfaction passe par notre

succès national à l’élection présidentielle. Ainsi, dans mon

entendement, les émulations sectorielles doivent, pour le moment,

s’inscrire dans le cadre d’une hiérarchie des priorités du parti et dans

celui du respect de l’ordre et de la discipline. Celle-ci ne saurait,

paradoxalement, s’autoriser de la démocratie pour se saborder.» Le rôle d’arbitre des délégués départementaux dans cet ordre d’idées, me

paraît déterminant pour assurer la discipline et la cohésion

nécessaires à travers un militantisme engagé exempt de toute ambiguïté.

Je compte sur eux pour rassembler les militants, les cadres, les femmes,

les jeunes en les organisant, en vue d’animer leur base avide

d’information et de formation, pour faire barrage aux mensonges, aux

promesses insolvables, aux tricheries concoctées dans les officines du

FPI. A ce propos, le Parti devra travailler à l’encadrement spécial de

nos militants vivant dans les zones de forêt. Ils ne doivent en

aucune manière et sous aucun prétexte être écartés des élections à

venir. Ils devront disposer de leurs documents légaux en tant que

citoyens ivoiriens, pour leur permettre d’exprimer leurs droits au même

titre que tous les autres citoyens de la République de Côte d’Ivoire. De

même, compte tenu de leur importance démographique, des candidatures

devront être suscitées au sein des Ivoiriens vivant dans ces zones de

manière que leurs leaders puissent briguer les suffrages de leurs

concitoyens dans leur circonscription. C’est à ce prix que nous

contribuerons à la consolidation de l’unité et de la conscience

nationales ivoiriennes en nous-mêmes et dans nos différentes régions. Chers Frères et Sœurs,

L’actualité

nous amène à réfléchir sur le contexte nouveau créé par l’accord de

Ouagadougou et le rôle éminemment positif du Président du Faso, Son

Excellence Blaise Compaoré, pour nous amener à la paix et à des

élections libres, transparentes, justes et ouvertes à tous. La récente

réunion du Conseil Permanent de Concertation, à laquelle j’ai participé

après m’être rendu à Ouagadougou, a établi un chronogramme d’actions à

mener en vue des élections prochaines. Le Premier Ministre SORO

Guillaume s’emploie à appliquer ce chronogramme pour lequel nous lui

renouvelons nos encouragements et nos remerciements pour son engagement

personnel en faveur des décisions du Conseil Permanent de Concertation

(C.P.C.). Pour sa part, le PDCI-RDA, par ma voix, a fait savoir l’importance que

revêt à ses yeux le processus en cours et entend s’y impliquer

activement et positivement. A cet égard, nous espérons que les dispositions visant à la supervision

et au suivi des élections par l’ONU et la communauté internationale en

vue d’en garantir la fiabilité et la crédibilité seront renforcées.

Aussi n’aurai-je jamais de cesse de remercier la Communauté

internationale, le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la France

pour leur engagement conjugué dans le processus de sortie de crise en

Côte d’Ivoire. Cependant, nous voulons espérer que les exactions et les violations

massives des droits de l’homme dont le régime en place s’est rendu

coupable et qui ont fait l’objet d’enquêtes ponctuelles et successives

ne seront pas passées par pertes et profits par les Nations Unies au nom

de la réconciliation. Les Ivoiriens ne comprendraient pas que l’on ait

pu atteindre à leur intégrité physique et morale sans que soient

appliquées des sanctions exemplaires afin d’éviter dans le futur que des

actes de cette nature, à la gravité incontestable, soient réédités. Avec le programme tel que tracé par le CPC qui devrait voir les

audiences foraines reprises dans les meilleurs délais, mes tournées dans

nos régions pourront avoir lieu. Tout en comprenant l’impatience des

uns et des autres, je voudrais vous assurer qu’il ne s’est pas passé un

seul jour sans que je n’aie ressenti personnellement le besoin d’aller à

la rencontre de nos chefs traditionnels, de nos sœurs, de nos frères,

de nos jeunes, des braves populations du pays profond. Cette attente

sera satisfaite bientôt et toutes les dispositions sont déjà envisagées

pour tenir cet engagement. L’itinéraire qui sera suivi tiendra compte de

l’état d’avancement de la préparation de ces tournées par les

responsables locaux. Chers Frères et Sœurs, Le

PDCI-RDA, à travers son illustre histoire, a témoigné, avec ses

hommes, ses femmes et ses jeunes, d’un engagement suprême pour la Côte

d’Ivoire. Le PDCI-RDA ne trahira jamais l’esprit de Félix

Houphouët-Boigny qui en a fondé les ressorts. Nous devons donc rester

nous-mêmes dans l’adversité comme dans la félicité, fidèles à nos

idéaux, sereins face aux enjeux et aux défis annoncés.

Malgré la longue traversée du désert, notre parti a toutes ses chances

intactes de gagner et entend y travailler avec détermination pour

apporter l’espoir à notre nation éprouvée. C’est pourquoi, je voudrais

mettre en garde les militants contre la tentation de certains de créer

la division et la diversion en initiant des courants que le PDCI-RDA ne

reconnaît pas. Restons unis jusqu’aux échéances des élections à venir. Pour terminer, et tout en réitérant mes félicitations et mes

remerciements pour le travail accompli par les missionnaires auprès des

délégués départementaux et communaux, il faut bien nous convaincre que

notre victoire aux élections prochaines va dépendre de notre capacité à

nous mettre résolument à l’unisson de notre base. Il nous faut également

nous y maintenir à chaque instant en restant indifférents aux mirages

du FPI, qui ne sont en réalité que les reflets des échecs irréversibles

qui caractérisent ce régime. Plus nous serons nous-mêmes et unis, plus

nous serons forts. Car sans union et sans cohésion tout ce que nous

entreprendrons sera vain. C’est bien de cela qu’il s’agit et les

missions du Bureau Politique à travers le pays en font un constat

lumineux.

Je vous invite tous à vous mettre immédiatement et résolument au travail. La victoire nous attend. Je vous remercie de votre aimable attention.

Henri Konan BEDIE Président du PDCI-RDA

PRESENTATION DES VOEUX 2007

Adresse de M. Henri Konan BEDIE, President du PDCI-RDA.

Maison du Parti le 15 janvier 2007 Chères militantes et chers militants du PDCI-RDA,

Les

vœux sincères que vous venez de formuler à mon endroit et pour Madame

Bédié me donnent l’occasion de vous réaffirmer mon attachement à la

personne de chacune et de chacun de vous en ce début d’année.L’année

qui vient de s’écouler a été particulièrement éprouvante, rude et

frustrante pour notre légitime aspiration à la paix et au progrès. Notre

désir commun de voir enfin notre pays rétabli dans ses équilibres

sociopolitiques a été déçu tout au long de ces douze derniers mois. Et

ce n’est pas faute d’y avoir consacré du temps et des efforts, hélas

battus en brèche par un clan résolu à confiner notre pays dans

l’immobilisme politique et dans le statu quo, loin des élections

générales prévues.

D’ailleurs, à y regarder de près, on s’aperçoit que 2006

a été, sous la direction du pouvoir FPI, ponctuée d’actes

particulièrement douloureux et outrageants pour la fierté et l’honneur

des Ivoiriens. Dans la longue série des outrages, je ne veux citer ici

que l’épandage des déchets toxiques dans notre pays déjà mortifié par

une crise trop longue. Cet acte odieux a entraîné la mort de plus d’une

dizaine de nos compatriotes et meurtri des familles entières. La santé

de nombreuses personnes reste encore soumise à diverses interrogations

devant les conséquences et l’amplitude du mal causé par ces déchets

toxiques.

A

tous ceux qui ont été atteints, le PDCI-RDA exprime, encore une fois,

par ma voix, sa compassion et s’incline devant les morts ; il apporte

son soutien aux familles tout en dénonçant avec fermeté l’immoralité des

actes et des décisions ayant conduit à cette tragédie nationale.

Le

28 décembre dernier, dans l’adresse qui accompagnait mes vœux de fin

d’année, je vous ai dit ma tristesse devant les occasions manquées pour

restaurer la paix chez nous. J’ai fait également mention des échecs

successifs des engagements en vue de promouvoir et favoriser une

atmosphère politique propice à l’organisation des élections libres,

transparentes et ouvertes à tous. J’ai, en outre, relevé les entraves

délibérées au processus de paix en cours, la résistance absurde du FPI

aux principes démocratiques et ses surenchères politiques aberrantes.

Parmi

ces dernières, il y a la lutte imaginaire et anachronique contre le

colonialisme et le néo-colonialisme, montage qui sert d’alibi aux

carences du FPI et à son incapacité à créer les conditions du bien-être

des Ivoiriens.La

rhétorique verbeuse de la coterie présidentielle, chargée de véhiculer

ces mensonges et de réveiller ces vieux fantômes des temps révolus, n’a

d’autre objectif que de détourner l’opinion nationale et internationale

du vrai débat politique, celui de la démocratie, des libertés et

également des échecs cinglants d’un pouvoir marqué par la faillite. En

réalité, les motivations du FPI, qui consistent à entraver le processus

électoral, ne sauraient abuser personne : il s’agit pour ce parti

politique d’agir de manière à reculer les échéances politiques, à éviter

les élections mais à conserver le pouvoir en instaurant une dictature

de la minorité. Cette

dérive grossière conduira ses promoteurs à la plus grande déconvenue en

raison du rejet grandissant dont ils font l’objet dans l’esprit de

l’écrasante majorité de nos compatriotes. D’ailleurs les propos

vindicatifs, rageurs et méprisants du FPI trahissent le désespoir des

causes perdues. En

ces temps difficiles pour tous où nous assistons à l’abaissement

inexorable de notre pays, où la pauvreté est devenue la denrée la mieux

partagée, le message du PDCI fournit une base de réflexion sur la

nécessité de se détourner des solutions armées au profit du dialogue, de

la concertation en vue de la réconciliation nationale des cœurs et des

esprits. Les

mouvements de résistance jaillis récemment, tant à l’intérieur du pays

qu’à Abidjan, sont des signes évidents du refus d’aller au naufrage avec

le FPI. Cette lutte n’est pas achevée. Elle doit être poursuivie et

intensifiée jusqu’à la chute du régime en place. Cet

engagement, nous le tiendrons de concert avec nos frères du RHDP dont

je voudrais ici saluer la constance et la fidélité à Félix

HOUPHOUET-BOIGNY. S’agissant

de la concertation au sein du G7, proposée par les Forces Nouvelles

dans l’espoir de consolider le processus de paix en cours dans le cadre

de la Résolution 1721 de l’ONU, elle continue de faire l’objet de notre

attention particulière après la réponse favorable que nous leur avons

adressée sur le principe. Notre Directoire s’emploie activement à en

déterminer les modalités et à préparer les documents de travail. Je

l’encourage vivement à parachever ce travail dans les meilleurs délais.

Au demeurant, il reste acquis que les fruits de cette concertation

seront remis aux Forces Nouvelles. Au

rendez-vous de la paix, le PDCI-RDA ne saurait être absent. C’est

pourquoi nous voulons que s’élargisse le cercle du dialogue direct. Je

voudrais réitérer, ici, mes encouragements à mon jeune frère Charles

Konan BANNY, Premier ministre, dans la poursuite de sa mission en faveur

de la paix. Que mes vœux de plein succès l’accompagnent ! En

ce qui concerne notre parti, le PDCI-RDA, il est évident que la paix

tant recherchée ne saurait être retrouvée sans un engagement collectif

et solidaire. Je voudrais donc exhorter chacune et chacun de vous, les

femmes et les jeunes en particulier, nos Secrétaires généraux de

section, nos cadres, nos Délégués départementaux et communaux qui ont

porté à bout de bras notre parti, vous tous, membres des instances

dirigeantes de notre parti, à vous y engager résolument avec la ferveur

qui, tout au long de notre histoire, nous a caractérisés. Tant de chemin

reste à parcourir. Restons unis et confiants. Ensemble, nous changerons

l’image de notre beau pays. D’ores

et déjà, nous adressons nos remerciements et nos encouragements aux

opérateurs économiques qui, malgré les épreuves dans un environnement

difficile, continuent d’avoir foi en la Côte d’Ivoire. Que 2007 soit

pour eux l’année du redressement, de nouvelles perspectives économiques

et des succès espérés.

A

notre Secrétariat général dirigé par notre Secrétaire général, Alphonse

Djédjé Mady, si dur à la tâche dans un contexte particulièrement

délicat et ingrat, je réaffirme ma confiance et exprime mes

remerciements pour le travail accompli tout au long de l’année écoulée.

Je vous invite à le soutenir dans sa mission si importante pour la

marche quotidienne de notre parti. Avant

de clore mon propos, je voudrais personnellement ainsi qu’au nom de

Madame Bédié, présenter mes vœux fervents de bonne et heureuse année

2007. Que 2007 marque la fin des souffrances que chacune et chacun de

vous endure depuis ces longues années et qu’elle ouvre pour tous des

perspectives de joie, de bonheur et de prospérité dans une Côte d’Ivoire

unie et réconciliée. Bonne et heureuse année.

Henri Konan BEDIE Abidjan, le 15 janvier 2007

———————————————————————————— VOEUX 2005

Mes chers compatriotes,

L’année

2004 s’achève en nous laissant l’amer constat de l’interminable cortège

des exactions de toutes natures subies par la Côte d’Ivoire, les

Ivoiriens et tous les habitants de notre pays. Ces événements ont à la

fois endeuillé nos familles, plongé la société ivoirienne dans le

désarroi et écorné durablement la belle image de notre jeune nation. En

cette fin d’année, nous souhaitons vivement que cessent ces violences

et que les parties qui disposent des armes de mort s’engagent résolument

dans le processus de la réconciliation et de la paix sans lesquelles il

serait illusoire de vouloir ramener notre pays dans la stabilité et le

redressement économique et social. De

l’année qui finit, l’histoire ne retiendra que les atrocités, la

terreur par les violations massives des droits de l’homme, ainsi que

l’attestent les rapports successifs du Secrétaire général de l’ONU. Dans

ma déclaration du 25 novembre dernier, Je vous ai longuement entretenus

du climat politique, de ses conséquences tragiques et J’ai esquissé la

position de notre parti face au drame qui se joue dans notre pays. A un

mois d’intervalle, mes propos demeurent plus que d’actualité. Car des dates fatidiques marquent les déchaînements survenus en 2004. Les 25, 26, 27 mars et jours suivants, des limites ont été franchies

dans la répression sanglante d’une marche pacifique projetée par les

militants de l’opposition au pouvoir. Les

4, 5, 6 novembre et jours suivants, d’autres violences ont porté la

déraison à son comble. En effet, suscitant ou cédant à la pression

insensée des milices tribales et des organisations parallèles

instrumentalisées, les forces du mal ont repris la guerre, violant ainsi

le cessez-le-feu qui était en vigueur; elles ont causé la mort de

nombreuses victimes civiles innocentes, de soldats ivoiriens et de

soldats français des forces Licorne sous mandat de l’ONU ainsi que d’un

citoyen américain. Le

discrédit tiré de ces deux événements funestes pour notre pays et notre

prestige est sans précédent dans notre jeune histoire. La Côte

d’Ivoire, économiquement brisée et diplomatiquement isolée, est

aujourd’hui au ban des nations ! A

travers ces épreuves, le peuple dans sa quasi-totalité a prouvé une

grande maîtrise de soi et témoigné de sa force d’âme en ne répondant pas

à la violence par la violence malgré les provocations. Je

tiens à saluer cette attitude responsable qui a prouvé notre volonté de

paix face à l’adversité. Pourtant au cours de cette année qui prend

fin, le PDCI-RDA a été présent sur tous les fronts du combat pour le

dialogue, la réconciliation et la recherche de la paix. Nos propositions

de paix n’ont pas été entendues ni suivies. A

présent, ce courage doit être cependant maintenu et renforcé. Nous

devons également nous tenir dans une perspective commune face aux

échéances électorales qui sont annoncées à l’horizon de 2005.

La

voie de notre parti est toute tracée. Mais elle est semée d’embûches

dont nous viendrons à bout si nous savons rester unis et déterminés. Nos

députés au Parlement ont récemment démontré la vertu de l’unité. Que

cet exemple soit suivi dans toutes les instances du PDCI-RDA et par tous

les Ivoiriens à quelque niveau qu’ils se trouvent. L’année

2005, année nouvelle, doit être le temps fort du militantisme pour la

paix et la fraternité. Je ne doute pas que nos militants du PDCI et,

au-delà d’eux, tout le peuple ivoirien, s’inscrivent dans cette bataille

de la survie collective et individuelle car chacun de nous est

conscient que, depuis cinq longues années, ceux qui nous ont précipités

dans le chaos par un coup d’Etat obscurantiste et déstabilisateur sont

incapables de maîtriser la situation en adoptant un comportement

réfléchi fait de tolérance, de sérénité et d’esprit pacifique. Ce chaos

provoqué par des ambitions aveugles, dix mois avant les élections

prévues en octobre de l’année 2000, ne saurait continuer sans entraîner

la patrie et la nation dans un péril fatal. L’année

nouvelle doit nous conduire à soutenir l’action des Nations Unies pour

un retour à la paix grâce à des élections justes et honnêtes hors des

calculs politiciens qui nous éloignent de la démocratie – notre but.

Nous

devons tous conjuguer nos efforts pour la préparation de ces élections

sous le contrôle rigoureux des Nations Unies si elles ne prennent pas la

responsabilité de leur processus, ce que nous demandons en connaissance

de cause. Que l’année nouvelle permette le consensus sur les nombreuses questions litigieuses non encore résolues dont notamment :

Le

réaménagement de la Commission électorale indépendante et du Conseil

constitutionnel, ces institutions étant partisanes et monolithiques, l’établissement des listings électoraux de façon consensuelle, la confection de cartes d’identité pour tous les électeurs sans exclusion, l’exercice

effectif du droit de vote de tous les Ivoiriens et de toutes

Ivoiriennes allogènes résidant dans toutes nos localités et

particulièrement dans les régions forestières où ils produisent le café

et le cacao, premières richesses de la nation, la mise en œuvre effective de la loi sur le financement des partis politiques, votée récemment, l’accès

de tous les partis politiques et groupes sociaux aux média d’Etat dont

il faut rétablir la mission d’informer et d’éduquer.

Le

droit de vote sans exclusion est pour nos populations une obligation

ardente. Nous devons tous maintenir la pression et revendiquer en masse

pour que cette exigence soit satisfaite entièrement dans l’intérêt de la

nation et de la démocratie apaisée. De

même, il est du devoir strict de tous les acteurs politiques d’exiger

le désarmement de toutes les forces armées engagées dans la guerre des

clans ou dans l’asservissement de populations assiégées. A

cet égard, je voudrais rendre un vibrant hommage à l’engagement

solidaire des “Houphouétistes” dans la quête de la paix et de la

réconciliation nationale. Je

voudrais également, au nom de tous, réaffirmer notre engagement par

rapport aux idéaux que le PDCI-RDA incarne dans la mission de paix, de

concorde et de progrès économique et social. Au

seuil de l’année nouvelle, je souhaite du fond du cœur à chacune et à

chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles, une bonne et heureuse

année 2005. Qu’elle vous apporte réconfort, paix et sérénité sans

oublier ceux qui nous font l’amitié de vivre chez nous et qui ont été

privés de ces biens communs depuis les événements politiques désastreux

vécus par notre pays au cours du dernier mois de novembre écoulé. Que

l’année nouvelle apporte enfin la sécurité, la santé, la paix et

l’espérance en une Côte d’Ivoire réconciliée et forte pour sortir de la

régression et de la pauvreté. Bonne

et heureuse année à tous, aux Ivoiriens, aux Ivoiriennes, aux

responsables des partis politiques sans exception, aux amis de la Côte

d’Ivoire qui habitent dans ce pays. Paix

profonde à tous les Ivoiriens résidant à l’étranger et qui suivent avec

angoisse l’évolution des événements en Côte d’Ivoire. Que Dieu bénisse

la Côte d’Ivoire. Fait le 28 décembre 2004 Henri Konan BEDIE Président du PDCI-RDA

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