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de soutien et de fraternité du PDCI-RDA au 2 ème congrès ordinaire du

RDR, le 01 février 2008 au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire à

Abidjan ( Côte d’Ivoire )Monsieur

le Président et Cher frère Alassane Dramane OUATTARA,Mesdames et

Messieurs les Ministres,Excellences, Messieurs et Mesdames les

Ambassadeurs,Mesdames et Messieurs les Invités,Chers Congressistes. Au

moment où s’ouvre votre 2ème Congrès Ordinaire, je suis particulièrement

heureux de vous saluer et de vous apporter le soutien fraternel des

militantes et militants du PDCI-RDA. Il me plaît, avant toute

chose, de souligner, et vous vous en doutez que, quand le PDCI-RDA vient

au Congrès du RDR, il participe tout simplement à une réunion de

famille, celle des enfants de Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Père-fondateur de

la Côte d’Ivoire moderne dont nous partageons, le RDR et le PDCI-RDA,

l’héritage et la pensée philosophique faite de tolérance, de fraternité,

de dialogue et de paix. « Vivre ensemble dans une

Côte d’Ivoire nouvelle», tel est le thème de votre congrès. Thème on ne

peut plus judicieux qui me permet, alors que toutes nos énergies sont

tendues vers un nouveau départ pour notre pays, de partager avec vous

les sentiments qui m’animent profondément. Vivre ensemble, participe

d’une nécessité, d’un besoin, celui de permettre à chaque membre d’une

famille d’affirmer son appartenance à cette famille et de s’épanouir en

toute quiétude. C’est cette nécessité qui

est à la base de la société des hommes, du contrat social, qui fonde

l’Etat moderne, Etat dans lequel chaque individu, en cédant un peu de sa

liberté naturelle, devient membre d’une communauté organisée, garante

de la sécurité de tous et protectrice des biens de chacun. Un seul homme est faible et vulnérable. Regroupés les hommes deviennent forts et s’enrichissent mutuellement. Le vivre ensemble renvoie

donc à notre héritage commun, épine dorsale de la philosophie de Félix

HOUPHOUET-BOIGNY, à savoir: le rassemblement au sens de assembler de

nouveau pour conforter l’unité, assumer le même destin, porter la même

espérance. Le PDCI-RDA partage cet objectif qui sous-tend la « Plate-forme pour le rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix» signée le 18 mai 2005 à Paris. Cette Plate-forme trace

les voies que nous devons suivre pour permettre à la Côte d’Ivoire,

meurtrie et déboussolée, de rebondir. De cet avènement nouveau, le RDR et le PDCI-RDA se doivent d’être les artisans de premier plan. Faut-il le rappeler, cette

idée généreuse de la Plate-forme des Houphouétistes est une conviction

et un appel de votre Président, mon jeune frère Alassane Dramane

OUATTARA. Donnons-lui une forme et un grand contenu qui répondent à l’attente pressante des millions d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes. C’est pourquoi, je voudrais vous féliciter pour votre grande mobilisation de ce jour, signe de la vitalité de votre Parti. Le PDCI-RDA s’en réjouit,

car en effet, la force du RHDP, comme l’a fort justement affirmé votre

Président, dépend de la solidité et de la vigueur de chacun de ses

membres.

Chers Congressistes, Votre thème nous invite aussi à bâtir la Côte d’Ivoire nouvelle, celle de l’amour partagé, du progrès et de la paix véritable. Ensemble, nous la bâtirons

en mettant d’abord fin, et le plus tôt sera le mieux, au naufrage

collectif dans lequel nous a conduits la refondation. Nous la bâtirons surtout

en nous appuyant sur le pragmatisme, la mesure et l’esprit de compromis

chers à Félix HOUPHOUET -BOIGNY. Ce faisant, nous répondrons à l’appel

de notre devoir commun, faire renaître la Côte d’Ivoire. Nous le devons et nous le pouvons. C’est dans cet esprit que

la Plate-forme des Houphouétistes nous invite tous « à surmonter nos

divisions, à faire table rase du passé et de nos ressentiments dans le

pardon mutuel des offenses ». Au nom du PDCI -RDA, je

souhaite plein succès à vos travaux dont les résultats serviront, j’en

suis convaincu, le RHDP et la Côte d’Ivoire. Vive le RDR ! Vive le PDCI-RDA! Vive le RHDP ! Vive la Côte d’Ivoire unie et fraternelle! Je vous remercie. Abidjan, le 02 Février 2008 Henri KONAN BEDIE Président du PDCI-RDA

L’integralité du message du Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA, le 22 decembre 2007 à Bocanda Mesdames

et Messieurs, Chers parents, Militantes et militants du PDCI-RDA,

Depuis le mois de mai 2007, j’ai fait le projet de venir vous saluer et

vous exprimer ma fierté pour votre attachement au PDCI-RDA, parti

d’émancipation, de progrès et de développement.Ma

joie est immense aujourd’hui de me retrouver à Bocanda, un des

chefs-lieux de département du N’Zi-Comoé auquel me lient tant de

souvenirs de Jeunesse. Permettez

donc que je vous exprime ma profonde et sincère gratitude, pour

l’accueil chaleureux, fraternel et militant que vous réservez, ce jour, à

mon épouse, à moi-même, ainsi qu’à l’importante délégation qui

m’accompagne. Je salue

particulièrement les autorités administratives, municipales, coutumières

et religieuses ainsi que tous les élus pour leur présence distinguée.Je

voudrais adresser mes félicitations à vous tous qui, en ces temps

difficiles, dévouez, malgré les modestes moyens dont vous disposez, à

encadrer nos laborieuses populations.Mes

remerciements s’adressent, également, à tous ceux qui ont déployé tant

d’efforts et de moyens pour assurer le succès de cette journée de

retrouvailles et d’échanges.Je salue nos

militants, femmes, jeunes, qui se sont mobilisés pour participer

massivement à cette rencontre. Merci à toutes et à tous pour votre

engagement et votre fidélité. En ce jour, mes pensées se tournent naturellement vers

tous nos pionniers ; SAMBA Ambroise, DAMET Kouassi, KOISSY

Marie-Bernard, Anet BILE Clément, KOFFI Julien, TANOH Julien, Jean

TANOH, Samba TRAORE, TOTO Albert, André DJAHA et Mme KOLIABO… J’ai

également une pensée spéciale pour tous ces illustres combattants de la

première heure qui, comme les doyens Eliam Niamké et M’BAHIA BLE

Kouadio, ont écrit avec le Père fondateur, les plus belles pages de

l’histoire de notre émancipation. Depuis décembre 1999, la grande famille du PDCI-RJDA

endure d’énormes souffrances par des pertes innombrables en vies

humaines et des traumatismes de tous ordres. C’est pourquoi, en hommage à

tous ceux qui nous ont quittés, je salue les familles éplorées et vous

prie d’observer avec moi une minute de silence en mémoire de tous nos

chers disparus. Chers parents, Militantes et militants du PDCI-RDA, Par des visites nocturnes et intempestives, des

responsables du FPI, grands vendeurs d’illusions, se pavanent, ici, à

Bocanda, pour y déverser la haine et le mensonge en s’adonnant à la

désinformation la plus perfide. Je sais que vous êtes restés insensibles et sourds à ces affabulateurs et à leurs chants de sirènes. Vous les avez compris, édifiés que vous êtes par leur

mauvaise gouvernance, leurs méfaits et leur incapacité à régler les

crises qui secouent tous les secteurs de la vie nationale. Ayant échoué partout et en tout, que peut encore

apporter le FPI à notre pays et particulièrement au N’Zi-Comoé? Rien, si

ce n’est le mensonge, la misère, pire, la désolation! Ce ne sont pas les quelques rares réalisations de propagande, dans le domaine de l’électrification, qui doivent vous ébranler. Quoi de plus normal, pour un gouvernement dont la mission est d’apporter le bien-être aux populations qu’il dirige- D’ailleurs, quand nous étions aux affaires, nous

avions fait de l’électrification villageoise un volet important de

l’action gouvernementale. Pour rappel, dans le cadre du “Programme

Centre Araignée”, 150 à 200 villages étaient électrifiés par an. A aucun

moment, nous n’avions utilisé ces réalisations comme des arguments de

propagande électorale. Le FPI avec un tel bilan en matière d’électrification

devrait avoir le triomphe modeste. Au lieu de cela, nous le voyons se

promener dans la région et se proclamer ” Roi de la boucle du cacao “.

Comment peut-on ainsi rêver quand on ne dort pas ? Toutes ces illusions procèdent de ce que ceux-là

pensent que vous ne vivez pas en Côte d’Ivoire et qu’ils peuvent vous

cacher le soleil avec la main. A Bocanda et dans le N’Zî-Comoé, je suis chez moi.

Fils de ce terroir, je connais vos immenses besoins, vos difficultés,

vos espérances et vos attentes. Je connais également le rôle prépondérant du

N’Zi-Comoé, longtemps au cœur de la boucle du cacao, dans le

développement économique et social de la Côte d’Ivoire. J’ai vu se

créer, évoluer et prospérer, ici, la première boucle du cacao qui, comme

nous le savons, a jeté les bases de la modernisation de notre économie

et contribué à bâtir la jeune Côte d’Ivoire. Militantes et Militants, Sympathisants du PDCI-RDA, Populations du N’Zl-COMOE. Aujourd’hui, à Bocanda, Je voudrais avec vous me

pencher sur l’état du pays, en mettant un accent tout particulier sur

les conditions de vie du monde rural, sur la crise qui mine ce secteur

crucial, tant au niveau de la production que de celui de la

commercialisation. J’indiquerai pour finir, ce que le PDCI-RDA préconise

pour en sortir. Mais, avant cela, je voudrais faire une brève

incursion dans la politique de la décentralisation dont le PDCI-RDA est

fier d’avoir engagé le processus depuis 1980. Comme vous le savez, la décentralisation a pour

objectif de favoriser, dans le cadre de la politique d’aménagement du

territoire, l’implication des populations locales dans le traitement des

affaires qui les concernent au premier chef. Elle concerne également

l’animation de la vie locale en vue de promouvoir et de faciliter le

développement local. Il s’agit de renforcer, à la fois, la démocratie,

l’intégration et l’unité nationale par la mise en valeur de l’ensemble

du territoire à travers une meilleure programmation de l’investissement

et une exploitation optimale des potentialités locales. La démarche du PDCI-RDA, en la matière, fut

progressive : d’abord, la structuration du milieu rural en pays ruraux

comme support du développement agricole ; ensuite, la création de pôles

régionaux couplée avec la communalisation progressive ; enfin, la

création, en 1998, de la région comme collectivité territoriale. Ainsi, en 1997, sous mon impulsion, le gouvernement a

défini une nouvelle politique de décentralisation qui s’appuie sur le

développement régional axé sur la capacité des pôles régionaux pour

stimuler et soutenir le développement de l’arrière pays. Dans cette approche, la stratégie du PDCI-RDA prenait

en compte les vocations et les dynamiques respectives des différentes

régions, tout en les coordonnant et en les articulant de façon à

renforcer l’intégration et l’unité nationale. Il s’agissait d’encadrer, dans un même élan, la

croissance des zones dynamiques qui contribuent à renforcer le potentiel

national et d’aider les zones économiquement faibles, afin de réduire

les disparités régionales. Comme on le voit, cette option visait à éviter le

découpage territorial du pays sur la base de critères ethnoculturels

dépassés par le processus de recomposition des ” pays ” traditionnels

qui avait cours. Malheureusement, pour des raisons électoralistes, le

FPI a choisi le raccourci de la départementalisation, ravivant ainsi la

résurgence des appartenances ethniques au détriment du développement, de

la démocratie, de l’intégration et de l’unité nationales. Nous y

reviendrons plus longuement à une autre occasion. Militantes et Militants, Sympathisants du PDCI-RDA Populations du N’Zi-Comoé, Venons-en au survol rapide de l’actualité nationale. Le meeting de Koumassi a comblé notre attente. Nous

sommes d’autant plus satisfait que les populations ivoiriennes et la

communauté internationale nous ont largement soutenu. Certaines de nos

préoccupations, vous le savez, ont été prises en compte par les

protagonistes de la crise à travers les accords complémentaires à

l’Accord de Ouagadougou. Nous réitérons nos remerciements au facilitateur, le

Président Blaise Compaoré, à la France et à la Communauté internationale

pour les efforts soutenus qu’ils déploient en faveur de la paix en Côte

d’Ivoire. Tout en adhérant à l’esprit de cet accord complémentaire,

nous relevons que depuis le 1er novembre 2007 notre pays se trouve

confronté à un vide juridique qu’il faut impérativement combler. C’est pourquoi, au sein du RHDP, nous conjuguons nos

efforts pour que des obstacles artificiels ne viennent plus bloquer et

retarder la sortie de crise tant souhaitée par nos populations. Militantes et Militants, Sympathisants du PDCI-RDA, Populations du N’Zi-Comoé, Abordons à présent les conditions de vie du monde rural. Félix Houphouët-Boigny n’avait eu de cesse de le

répéter : “Nous n’avons pas d’usines à nationaliser, mais à créer, de

terres à distribuer, mais à mettre en valeur, de commerce à étatiser,

mais à organiser.” Il a ainsi affirmé la priorité de l’agriculture et du monde rural comme vecteur essentiel du développement de notre pays. Aussi, le PDCI-RDA, pénétré de cette réalité, s’est-il

toujours fait un devoir d’imaginer des mesures d’assistance et

d’encadrement des producteurs agricoles en dotant l’ensemble de ce

secteur de divers instruments : SATMACI, SODERIZ, SODESUCRE, SODEHEVEA,

SODEPALM, SODEFEL, ANADER. Il faut en outre mentionner la création des instituts

de recherche scientifique en vue de l’amélioration, de la

diversification du matériel végétal et de l’accroissement de la

productivité. De plus, l’Etat, pour mettre les planteurs à l’abri

des fluctuations des cours et des spéculateurs, a été amené à créer la

CAISSTAB dont les missions étaient de leur garantir des prix

rémunérateurs et stables. Pendant quarante ans, le PDCI-RDA s’est attelé à respecter cet engagement en faveur des populations rurales. Comme vous le savez, en 1999, nos partenaires

extérieurs exigeaient, avec le soutien de l’opposition d’alors, la

suppression de la Caisse de stabilisation. Tout en accédant à cette

demande, mon gouvernement, sans renoncer aux objectifs de stabilisation

et de protection des revenus des paysans, a mis en place une nouvelle

structure à même de se substituer à l’Etat, tout en assurant

l’amélioration et la stabilisation des revenus des paysans. Cette dernière devrait permettre également d’associer pleinement les planteurs à la gestion des filières agricoles. Le passage de l’ancienne CAISSTAB à la nouvelle

structure était donc porteur d’une logique que les refondateurs n’ont

pas comprise, pressés qu’ils étaient de se jeter, en prédateurs, sur les

ressources des paysans pour les piller et les spolier. Chers Parents, Militantes et Militants, Les faits sont établis. La libéralisation des filières

agricoles n’a pas donné les résultats escomptés. C’est un échec patent !

Le monde rural n’a pas suivi la libéralisation en raison de l’absence

d’une politique de formation et d’encadrement des producteurs. Ces dernières années, les campagnes de

commercialisation sont gangrenées par l’affairisme effréné, le désordre

introduit par le FPI dans les coopératives et par les difficultés de

financement. La crise politique, sociale et économique, aggravée

par les querelles dans les filières ont entraîné la fuite des produits

vers les pays voisins et la baisse des prix d’achat aux producteurs,

laissés pour-compte. La destruction des stations de recherche du CNRA,

notamment à Bouaké, et la détérioration du dispositif de renouvellement

des semences ont entraîné la baisse de la qualité du matériel végétal et

la chute du rendement moyen à l’hectare. La possibilité offerte aux multinationales d’acheter

bord champ les produits est une grave menace de constitution de monopole

et de cartel. Cette absence de régulation entraîne la baisse des prix

d’achat aux producteurs. De plus, les achats à crédit se traduisent dans

toutes les filières par l’accumulation d’importants arriérés dus aux

paysans. Ces pratiques néfastes accroissent considérablement la misère

en milieu rural et dans nos villes de l’intérieur. Ainsi, contrairement aux déclarations démagogiques et

populistes qui laissaient entendre qu’on aurait pris “le pouvoir pour le

remettre aux paysans”, le constat est sans ambiguïté. A la vérité, le

régime FPI a abandonné l’agriculture, les paysans et les organisations

professionnelles agricoles. Depuis l’avènement du FPI au pouvoir par des élections

tronquées et truquées en octobre 2000, la Côte d’Ivoire dont la simple

évocation du nom suggérait, naguère, la paix et la prospérité, a perdu

tous ses repères. En sept ans de régime FPI, les dégâts sont

considérables : la politique agricole mise en place par le PDCI-RDA qui,

pendant des décennies, a fait le succès de notre pays et soutenu

l’expansion de notre économie, a été ignorée. Pays essentiellement agricole, la Côte d’Ivoire se

trouve curieusement aujourd’hui sans politique agricole, sans boussole

pour en orienter le développement, sans ouverture à l’innovation pour en

maîtriser le renouvellement et la diversification. C’est pourquoi, il nous faut revenir à ce qui a fait

pendant si longtemps notre succès et porté la Côte d’Ivoire au rang de

deuxième puissance agricole d’Afrique noire, après l’Afrique du Sud. Dans le cadre d’une politique agricole imaginative, il

nous faudra revenir, dans l’urgence, à l’assistance et à l’encadrement

du monde rural, avec des projets initiés par le gouvernement pour sortir

nos paysans de la misère actuelle. Sur la question de la stabilisation et du soutien des

prix des produits agricoles, notre conviction est faite. Il nous faudra

réexaminer cette question qui conditionne la vie de la grande majorité

des Ivoiriens. Il nous faudra mettre fin à l’immoralité et aux

détournements qui imprègnent les rouages de ces filières et procéder à

leur restructuration. L’objectif visé est d’alléger les structures et de

rendre la gestion efficace, honnête, rigoureuse et transparente. La mainmise du FPI sur ces filières doit prendre fin.

Leurs structures doivent être repensées pour mettre un terme au partage

honteux des revenus agricoles entre des oligarques du FPI, au détriment

des paysans. Il nous faudra mettre un terme à l’impunité qui

consacre la gabegie et les crimes de toutes sortes que le FPI laisse

prospérer non seulement dans les filières agricoles mais aussi dans tous

les secteurs d’activité. Les nouvelles dispositions de commercialisation

interne et externe de ces productions devront prendre en compte les

mesures que nous avions imaginées en 1999. Ces dispositions visent à

assurer une plus grande implication des producteurs dans la gestion des

filières. Elles comportent des mesures d’accompagnement et de contrôle

rigoureux pour garantir une meilleure information des acteurs, préserver

leurs revenus et les soutenir en cas de nécessité. S’agissant du N’ZI-Comoé, comme pour l’ensemble de

l’ancienne boucle du cacao, qui a connu un exode démographique important

de ses bras valides, nous mettrons en œuvre de façon urgente, à travers

une démarche participative, une politique de développement durable de

la région par la revalorisation du monde rural. Dans ma Lettre aux Ivoiriens, j’indiquais que “La revalorisation du monde rural passe par sa modernisation.” Celle-ci implique : – une politique intégrée de développement rural ; – une politique d’encadrement et d’appui au monde agricole ; – une politique de renouvellement des vergers ; – un mécanisme rationnel de gestion de toutes les filières agricoles – une promotion vigoureuse de la recherche scientifique appliquée au monde agricole ; – l’introduction et le développement de nouvelles spéculations dans la perspective du bio carburant ; – la relance spécifique du développement des zones de

savanes, de montagnes et des anciennes zones forestières, c’est-à-dire

de l’ancienne “Boucle du cacao” ; – la poursuite du programme de plantations clé en main de palmier à huile et d’hévéa ; – la réalisation de l’objectif de l’autosuffisance

alimentaire par la relance de la production vivrière, denrées dont les

cours connaissent, aujourd’hui, une flambée spectaculaire compte tenu de

la baisse considérable de la production; – la réorganisation des circuits de distribution des produits vivriers, à l’instar du réseau Agripac ; – La relance et le développement intégré de l’agriculture, de l’élevage, de ta pêche et du tourisme ; Elle suppose également : – une politique d’amélioration du cadre juridique de

l’exploitation agricole par l’application de la loi sur le foncier

rural. Celle-ci sera un facteur d’assainissement, de dynamisation et de

stabilité des activités agricoles ; – la promotion et le soutien à ï’agro-industrie en vue

de la transformation des produits agricoles comme facteur du

développement intégré du secteur rural. Concernant la jeunesse en milieu rural, il importe de

la sortir de la rue, et des griffes des milices armées qui leur ouvrent

la porte à la délinquance et au banditisme- Nous nous y emploierons avec

intelligence et imagination pour développer l’insertion sociale des

jeunes. Pour accélérer l’auto-emploi, je réactiverai la politique des

Fonds Sociaux, revue et corrigée, en vue d’une plus grande efficacité. Les potentialités agricoles de notre pays continuent

d’offrir des perspectives de développement et constituent un vaste

domaine d’insertion des jeunes. Nous ferons aimer les nobles métiers de

la terre et de l’artisanat à notre jeunesse par une politique de

modernisation agricole systématique et intégrée ainsi que par une

politique de promotion de l’artisanat en milieu rural. Enfin pour l’amélioration du cadre de vie des paysans,

je poursuivrai le développement des infrastructures sanitaires de

proximité et l’équipement des centres de santé comme nous le faisions

naguère. Je réactiverai les politiques de lutte contre les

grandes endémies, la tuberculose, la poliomyélite, le paludisme, le

sida, la lèpre, l’ulcère de Buruli et autres maladies, pour certaines en

passe d’être éradiquées mais qui reviennent en force pour sévir suite à

l’abandon des programmes. Le corollaire de notre programme de relance de la

politique de santé publique visera à mettre en œuvre le projet national

de mutuelle d’assurance maladie que nous avions mis en expérimentation

et que le FPI a plagié sans être capable de le mettre en œuvre. Le projet de modernisation de l’habitat villageois sera repris et amplifié. Nous intégrerons au secteur du développement rural,

l’aménagement et l’équipement rural pour aider les Régions et leurs

départements à désenclaver les villages et à entretenir les routes et

les pistes rurales. Nous intensifierons et diversifierons la production

agricole grâce à l’appui de l’Etat aux collectivités territoriales et

locales Nous reprendrons les projets d’assistance à la régénération et à la replantation cacaoyère et caféière sur les jachères. La demande mondiale et nationale en protéine animale

nous commande la promotion de l’élevage bovin, ovin et volaille. Dans ce

domaine, nous équiperons et nous formerons les jeunes aux techniques de

pêche fluviale sur les cours d’eau. Par ailleurs, nous prévoyons dans le domaine de

l’aquaculture, d’encourager la formation de paysans pisciculteurs et de

créer des étangs piscicoles pour favoriser l’élevage du poisson. Pour mieux valoriser la production, nous devons

accroître le potentiel agro-industrielle par la création de petites et

moyennes unités de transformation industrielles au niveau des zones

rurales. Nous envisageons également de tout mettre en œuvre

pour créer un environnement favorable à une meilleure commercialisation

tant des produits de rente que des produits vivriers. C’est en vendant mieux et à des prix incitatifs que le paysan trouve un intérêt à produire plus. Par ailleurs, nous soutiendrons l’amélioration du

système d’épargne et de crédit en milieu rural. L’initiation de la

population rurale à l’épargne et à sa mobilisation dans un système

bancaire est indispensable pour le financement, à court et à moyen

terme, des exploitations agricoles. Enfin, pour sécuriser la propriété foncière agricole

en milieu rurale, une clarification s’impose pour mettre fin aux

conflits fonciers qui ont fait reculer la production agricole dans notre

pays. Nous aiderons les paysans à procéder à la délimitation

des parcelles villageoises et à l’immatriculation des terres. Le délai

transitoire de dix ans pour se mettre en règle vis à vis de la loi

foncière sera revu. Enfin, l’amélioration du circuit d’approvisionnement des paysans en intrants bénéficiera d’un appui logistique de proximité. A présent, il nous faut conclure Chers Parents, Militantes et Militants Sympathisants du PDCI-RDA Populations du N’Zi-Comoé Tout ce que nous venons de décrire concernant la

gestion actuelle de notre pays doit prendre fin. Mais ne nous y trompons

pas! La fin de ces souffrances ne peut se faire sans votre

détermination et votre ferme engagement de prendre en mains votre propre

destin. Votre responsabilité est donc totale dans la restauration de la grandeur et du rayonnement de notre pays. La Côte d’Ivoire de la prospérité agricole, terre de paix, d’espérance et de fraternité doit renaître et prospérer à nouveau. Pour ce faire, notre solidarité et notre union doivent être fortes. Rejetons donc toutes les tentatives de diversions, de divisions et de polémiques stériles, d’où qu’elles viennent. Rejetons ensemble tout pouvoir dans l’illégalité et l’illégitimité. Nous ne gagnons rien à nous lancer dans de vaines

invectives contre ceux qui n’ont pas le courage de leurs opinions pour

s’assumer. Ils ont renoncé à l’idéal pour flatter des gens aux mains

couvertes de sang. Je reste persuadé que leurs tentatives pour affaiblir

notre famille ne sauraient prospérer. Elles sont d’avance vouées à

l’échec. Les discours des laudateurs de tout acabit ne doivent pas

endormir votre vigilance. Ces personnes se sont vendues pour de l’argent Nous n’avons qu’un seul combat : des élections

immédiates, transparentes et crédibles pour mettre fin à ce malheureux

intermède politique de misère, d’incompétence et d’irresponsabilité, qui

n’a que trop duré. La Côte d’Ivoire, notre beau pays, doit reprendre le

chemin de la liberté, de la démocratie et du développement si nécessaire

à tous et à chacun. Populations du N’Zi-Comoé, Je compte sur vous pour le renouveau de la Côte d’Ivoire. Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, je compte sur vous. Militantes et militants du PDCI-RDA, Jeunes, Femmes, je compte sur chacune et chacun de vous. Je compte, enfin, sur les millions d’Ivoiriennes et

d’Ivoiriens qui, en Côte d’Ivoire et à l’extérieur de notre pays, ont

besoin de paix, de liberté, de démocratie, de bien-être et de sécurité. Ensemble, construisons, dès aujourd’hui, une Côte

d’Ivoire d’amour et d’espoir en vue du progrès pour tous et du bonheur

partagé dans l’union et la concorde. Vive le N’Zi-Comoé Vive le PDCI-RDA Vive la Côte d’Ivoire libre Henri Konan BEDIE Président du PDCI-RDA BUREAU POLITIQUE

DISCOURS DE M. Henri Konan

BEDIE

PRESIDENT DU PARTI ABIDJAN LE 23 JANVIER 2007 Chères militantes et chers militants du PDCI-RDA, L’occasion de la présentation des vœux m’a permis de vous

entretenir largement sur la désastreuse conjoncture politique, ses

effets sur la vie de la nation et sur celle des Ivoiriens. Au cours de

mes déclarations, j’ai situé les grandes préoccupations que m’inspirent

les manœuvres dilatoires du régime FPI pour différer les élections et se

maintenir au pouvoir en instaurant une dictature de la minorité. J’ai

également fait mention de l’état catastrophique de notre économie avec

ses incidences sur le quotidien des Ivoiriens, désormais gagnés par la

misère et le découragement. D’ailleurs, il n’est que de constater le délabrement de nos

infrastructures routières et des équipements, l’abandon d’Abidjan,

symbole de notre réussite économique, aux ordures ménagères. En faisant

d’Abidjan, de ses rues et de ses artères des dépotoirs géants couronnés

par les déversements de déchets toxiques, l’Etat FPI a démontré une

carence d’échelle qui menace jusqu’à la santé des populations. Il en va

des villes comme des humains : elles peuvent mourir faute de soin.

Abidjan en prend la voie. Resterons-nous des témoins impuissants et

résignés face à l’ampleur de cette catastrophe ? Le pétrole et le gaz, grands pourvoyeurs de ressources

financières, sont appelés à ouvrir un nouvel horizon à notre

développement. Malheureusement, livrés à la gabegie, ils rejoignent tous

les secteurs de notre économie aujourd’hui sinistrés. On peut évoquer

également les filières café cacao dont la gestion opaque et dispendieuse

a entraîné dans le gouffre nos vaillants paysans devenus les plus

pauvres parmi les pauvres, alors que s’enrichissent outrageusement des

dignitaires du FPI, gestionnaires de ces filières. Les opérateurs économiques, désillusionnés, sont tentés par la

délocalisation. Ceux qui résistent sont ceux qui ont encore foi en

l’avenir de notre pays. Mais le harcèlement fiscal dont ils font l’objet

et l’environnement politique et social délétère qui prévaut ne se

prêtent plus à l’investissement privé. Faire de bonne foi l’analyse de la situation conduit à conclure

à la faillite, à la carence et à l’incapacité du FPI à gérer la nation

ivoirienne. Le régime FPI aura inutilement fait souffrir nos

populations. Mon propos de ce jour ne consiste pas à faire le bilan des années

passées après le coup d’Etat de 1999 mais à analyser la situation

actuelle, situation de crise que vit notre pays et à chercher, avec

vous, les moyens d’en sortir pacifiquement et par les urnes. C’est

pourquoi je voudrais me pencher tout spécialement sur la vie de notre

parti, son fonctionnement et la nécessité d’en renforcer les rouages en

vue des batailles démocratiques à mener pour la conquête du pouvoir. Car

c’est bien de cela qu’il est question. Tout d’abord, il nous faut veiller à une meilleure mobilisation

des ressources humaines. Toutes ces capacités ont été mises à l’ouvrage

par le dernier Congrès. Aussi est-il souhaitable qu’une réflexion soit

conduite sur la performance de chaque structure existante. C’est le lieu de se pencher spécialement sur les Commissions

techniques permanentes de notre parti sur lesquelles nous avons misé. A

l’actif de ces Commissions, avons-nous reçu des propositions concrètes

qui permettent de passer du discours aux actes ? Je ne le pense pas. Au Secrétariat général, je recommande une plus grande assiduité

et une plus grande implication favorisant le travail d’équipe.

L’absentéisme de nombreux cadres aux séances de travail du Secrétariat

général a franchi le seuil du tolérable. Par ailleurs, tous nos efforts de réflexions prospectives, nos

analyses et suggestions, conduites au niveau des Commissions ad hoc et

notamment du Comité de direction, doivent être reversées au Secrétariat

général pour une synthèse et un suivi nécessaires au bon

fonctionnement du parti. Au Conseil politique, dépositaire de la mémoire du parti où

réside l’expérience, je rends un hommage mérité. Je salue son modèle de

fidélité, son engagement pour la cause de la paix ; j’exhorte ses

membres à être les gardiens de l’unité du parti. Les ministres et les élus, députés et maires, doivent être

remerciés sincèrement pour leur soutien en contributions financières et

participation intellectuelle. Quant à nos organes dirigeants, véritables relais et courroies

de transmission, leur raison d’être, c’est la proximité avec les

responsables et les militants de base. Leur loyauté et leur fidélité

doivent être sans nuances pour être des exemples sur le terrain. Je voudrais faire une mention spéciale à la Coordination du

Grand Conseil dont la présence sur le terrain a été la flamme vivifiante

de notre parti pendant cette période d’incertitudes et de grands

enjeux. Je n’oublie pas nos Délégués départementaux et communaux qui

ont été, auprès de nos Secrétaires généraux de Section, les

chevilles ouvrières de notre grand parti qu’ils ont souvent porté à

bout de bras. Je salue leur loyauté et leur fidélité. S’agissant des

Délégués des zones sous contrôle des Forces Nouvelles, je leur exprime

ma compassion. Je sais combien est triste la situation qu’ils vivent

depuis de si nombreuses années. Néanmoins, devant la nécessité du

service du parti, je les invite à maintenir la flamme de notre parti

dans leurs circonscriptions respectives. Ce n’est pas facile mais je

compte sur leur engagement et leurs sacrifices. A nos vaillants et intrépides Secrétaires généraux de Sections,

exemples d’abnégation et de dévouement au service du parti, j’adresse

mes remerciements et je salue leur sens des responsabilités dans un

contexte difficile et peu gratifiant. Aux femmes et aux jeunes, je voudrais dire qu’ils ont été

admirables tout au long de cette période trouble. Leur engagement

militant a été sans faille. Le parti compte toujours sur leur

détermination et leur énergie. Nous les encourageons à respecter

l’impératif de la cohésion et de l’unité d’action. La force de notre parti, nous la devons à nos militants de

base, à leur fidélité et à leur constance. Nous les exhortons à

poursuivre le combat pour le triomphe de nos idéaux. Ils savent

combien le PDCI-RDA et la Côte d’Ivoire leur sont redevables pour tout

ce qui a été accompli. Ils demeurent le fer de lance de notre parti pour

le retour à la paix et la prospérité. Nous saluons leur

résistance aux sirènes du mensonge, aux tentatives de débauchage, à

la désinformation, la corruption et l’achat des consciences. Pour faire face à ces situations difficiles, nous insistons sur

la nécessité d’intensifier la formation des militants dans un contexte

politique dominé par la propagation des rumeurs, des mensonges, de la

désinformation et de la manipulation. Frères et soeurs, Nous sommes à un tournant décisif de la vie de notre parti où

l’implication de tous doit être un impératif. Pour les actions à mener

au niveau des organes dirigeants, l’engagement doit déboucher sur des

actions concrètes. Dans cette perspective, il me paraît nécessaire de

nous rapprocher davantage des structures du parti et des militants afin

que l’ensemble de notre formation politique soit directement informé des

enjeux. C’est pourquoi je veillerai personnellement à être à l’écoute

de tous et en prise directe avec les organes de direction. Pour une plus grande communication et perception du PDCI, il vous paraît

indispensable de procéder à la nomination d’un porte-parole du

Président du parti en vue d’une réaction prompte aux événements quand

notre Secrétaire général est engagé au RHDP et au G7. J’y consens

et vous informe que mon choix s’est porté sur le militant de

toujours qu’est le Professeur Niamkey Koffi. La force du PDCI-RDA c’est d’être resté lui-même en dépit des

turbulences traversées au cours des soixante années de son existence et

d’être resté fidèle à ses idéaux tels que conçus par les Pères

fondateurs. Le PDCI-RDA n’a ni armée ni milices ni vandales. La raison

d’être et la motivation de cette force, c’est d’aller chercher la paix

là où elle se trouve, grâce à son courage et à sa détermination. Le

PDCI-RDA demeurera toujours le parti de la paix, du « progrès pour tous

et du bonheur pour chacun ». L’homme, la finalité de notre politique, préside à toutes nos

actions, notamment à notre alliance avec les partis houphouëtistes (du

RHDP) et à nos relations avec les Forces Nouvelles (le G7). Il ne s’agit

nullement d’une démission ou d’une subordination à qui que ce soit. Il

s’agit de dialoguer pour convaincre et aller à la paix ensemble. Il

s’agit de créer les conditions pour aller aux élections pour gagner et

sortir le peuple des souffrances et de la misère. Notre adhésion au dialogue direct et son inclusion dans la

résolution 1721 ne signifie pas un renoncement à toute action propre

décidée au PDCI-RDA. Notre politique sur le terrain est un combat qui

doit se poursuivre jusqu’à la chute du régime FPI aux prochaines

élections. Nous avons suffisamment démontré notre attachement aux

principes et aux règles démocratiques dans la vie et le fonctionnement

du parti. Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’ailleurs. Cependant, le

contexte politique et social de notre pays ne doit pas nous faire

perdre de vue l’essentiel qui est de conduire à son terme le processus

électoral en cours et le mandat confié par notre dernier Congrès. Cette

mission de notre Congrès est un impératif et s’impose à nous tous. Je

demande donc au Bureau politique, comme nous l’avons fait pour les

organisations spécialisées, notamment pour les jeunes, de surseoir à

notre 12e Congrès ordinaire et de le reporter à une date que nous

fixerons en temps opportun après les élections générales à venir. Avant de conclure, je voudrais vous entretenir d’un problème de

fond que l’on occulte trop souvent par convenance et qui, pourtant,

détermine la vie d’une grand parti comme le nôtre. C’est celui des

rivalités et souvent des antagonismes au sein de notre formation

politique. Tout groupement humain, de quelque nature qu’il soit, connaît

ce genre de compétition né de la légitime ambition des uns et des

autres. S’il est impossible de mettre fin à cette inclination, somme

toute humaine, il est cependant souhaitable de maîtriser en nous ce

penchant pour éviter qu’il prenne le pas sur l’indispensable cohésion

sans laquelle il est illusoire de vouloir gagner des élections. Pour

cela, je vous exhorte à surmonter vos ressentiments, vos frustrations,

vos aigreurs éventuelles pour privilégier l’union sur l’intolérance, les

soupçons, les calomnies et les anathèmes lancés çà et là contre les uns

et les autres. A l’avenir, j’organiserai la confrontation entre les

accusateurs et les personnes accusées. Frères et sœurs, Je vous engage à nous impliquer sincèrement dans la marche du

parti. La victoire est à ce prix. Le chemin est encore long mais je ne

doute pas : la victoire nous attend. Vive le PDCI-RDA ! Henri Konan BEDIE Abidjan, le 23 janvier 2007

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